Association Tilia

Savoirs et savoir-faire pour tisser un paysage de relations

Après 2 années de travail de conception, de rencontres et d'arpentages de lieux, nous sommes heureux de vous annoncer l'ouverture des candidatures pour notre  formation pionnière où culture et nature se rejoignent pour le bien commun.

"Artisanes - Artisans par nature"

Pour découvrir cette formation, c'est par ici :

www.artisanesparnature.ch



Une nouvelle version de notre site est en cours de réalisation.

N'hésitez pas à vous inscrire à notre newsletter pour être tenu.e.s au courant de nos prochaines activités ! (en bas de page)

 Vous trouverez ci-dessous une description de l'approche écologique, sociale et économique de notre association.

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 L’Association Tilia inscrit ses activités et projets selon trois axes

"Un réseau dense est un réseau socio-écologique constitué de l’ensemble de liens multi-fibres établis entre un groupe humain et une diversité d’entités présentes dans son milieu vivant."

"Lien multi-fibres : faisceau de liens de natures diverses attachant un groupe humain à une entité de son milieu vivant local, telle que espèce végétale ou animale, cours d’eau, montagne ou autre élément topographique. Les liens multi-fibres sont polyfonctionnels, associant généralement des fonctions nourricières, techniques, mythologiques, affectives. Par exemple, si une communauté utilise une plante comme aliment et combustible et lui donne une place dans sa mythologie, elle entretient un lien multi-fibres avec cette plante."


La formation "Artisanes - Artisans par nature" : www.artisanesparnature.ch

Sciences naturelles (botanique, pédologie, géologie, hydrologie...), représentations et expressions des paysages, des lieux et des milieux naturels (artisanats des récits, de la mémoire et de la marche, illustration botanique et paysagère, pratiques cartographiques), histoire et législation du territoire, pratique approfondie d'artisanats (teinture végétale et pigments, vannerie sur osier et sauvage, herboristerie, céramique) 


  • Publications et recherches :  publications de différents médias : gazettes saisonnières, almanachs annuels, webinaires, podcasts, conférences. Cela constituera les ressources et la matière pour la réalisation d’un « atlas des savoirs et savoir-faire pour tisser un paysage de relations sur le territoire du Lac de Neuchâtel ».

Ces activités s’inscrivent dans une démarche de recherche en ethnobiologie, en particulier par notre collaboration en cours avec l’anthropologue Charles Stépanoff.

Ces publications ont pour vocation d’être accessibles à un large public, participant ainsi à la diffusion de cette dimension encore trop peu connue du lien positif que peuvent avoir des pratiques traditionnelles en faveur de la biodiversité.

Il s'agit là de réaliser un plaidoyer en faveur des savoirs et savoir-faire artisanaux, éléments clés pour des socio-écosystèmes à haute valeur écologique.

  • Coopératives d’artisanes et d’artisans : professionnalisation collective, mutualisation, pratique des communs, inscription sur le long terme de pratiques historiques et vivantes, répondant à des aspirations de plus en plus présentes pour une transition écologique, sociale et économique.

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Faire renaître les communs

pour une économie écologique, sociale et solidaire

À l’exemple des bocages, nos paysages se sont dépeuplés des gestes qui ont longtemps participé à les diversifier et leur donner une grande vitalité écologique.

Durant des siècles, ces gestes et pratiques furent ceux des communautés paysannes qui trouvaient dans les différents milieux de leur environnement les ressources nécessaires à l'économie domestique.

En-dehors du champs et de la forêt, une grande diversité de milieux étaient entretenus, créés et favorisés pour répondre à leurs besoins : haies, mares, clairières, lisières, talus, landes, etc... : les écotones.

Ces lieux sont appelés des communs : ressources gérées collectivement par une communauté selon des règles qu'elle s'est elle-même donnée, permettant ainsi une préservation de ces ressources et des milieux. Il s'agit là d'un système écologique, social et économique. Au XVIIIème siècle, la montée de la propriété privée (initiée par le mouvement des enclosures) et la modernisation / industrialisation agricole ont fait disparaître ces lieux d'indépendance et de liberté des communautés paysannes, les communs.


L'anthropologue Charles Stépanoff exprime ainsi cette perte :

"Diversité écologique et diversité culturelle s'effondre en même temps"


L'Association Tilia souhaite réinscrire dans notre paysage écologique, social et économique la diversité de ces pratiques d’artisanats, ancrées dans une connaissance approfondie du territoire.

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LES ÉCOTONES  

Milieux emblématiques de l’Association Tilia

Milieux écologiques relationnels devenus sources de conflits nature - culture


 Un des piliers de l’Association Tilia est de diffuser la pratique des gestes écologiques et culturels liés aux artisanats.

Ces artisanats nécessitent différents types de milieux pour fournir les ressources nécessaires.

Ils créent donc et entretiennent des mosaïques paysagères, gages d’une grande vitalité écologique.

C’est vers l’interface des grands milieux tels que le champs et la forêt, dans les interstices du paysage, que se tourne le regard de l’Association Tilia.

 Les écotones

Haies, talus, friches, lisières, clairières, petites zones humides, ripisylves, jardins de plantes médicinales et tinctoriales, oseraies… 


Car c’est là que l’herboristerie, la vannerie et la teinture végétale (premiers artisanats qui seront transmis, ainsi que la céramique) trouvent une grande partie de leurs ressources (terme que nous différencions de marchandises) pour une économie locale. 

Ces milieux sont actuellement valorisés pour leurs bénéfices pour la biodiversité, les services écosystémiques en agroécologie et la beauté du paysage. Mais ils peinent à (re-)trouver leurs places : ils ne sont pas marchandisables et sont difficilement préservés par des approches de « protection de la nature » encore trop souvent sources de conflits liés à des intérêts immédiats divergents car considérés comme surfaces empiétant sur les zones de productions et nécessitant une charge de travail d'entretien.

Ces milieux souffrent donc avant tout de la perte de la dimension relationnelle et vivrière, exprimée par la notion de réseaux denses faits d'attachements métaboliques, cognitifs, affectifs et symboliques. 

Les pratiques artisanales traditionnelles de subsistance, qui forgeaient ces motifs paysagers par les pratiques de récoltes, d'entretiens et de régénérations régulières, restent actuellement relativement peu explorées en tant que pratiques à forte dimension écologique. 

Pourtant, ces milieux apparaissent comme essentiels à bien des égards :

  • écologiques : biodiversité dynamique, hétérogénéité des paysages, diversification des habitats
  • métaboliques : ressources
  • historiques : le mouvement des enclosures est un des temps fort d’un processus où la vie paysanne attachée aux écotones bascule vers une spécialisation purement agricole – marchande, délaissant ces milieux considérés comme improductifs pour une économie capitaliste
  • culturels : fêtes associées à ces milieux, savoir-faire locaux spécifiques
  • politiques : organisation sociale pour la gestion collective de ces milieux
  • économiques : sources de revenus complémentaires, activités vivrières, savoir-faire devant être considérés comme professionnels 
  • philosophiques : notion de Tiers Paysages de Gilles Clément par exemple
  • symboliques : à la frontière du sauvage et du domestique, cosmologies, mythes, légendes, associés à ces milieux


Ils sont par essence des lieux de différenciations autant que de relations, de rencontres, d’hospitalité, de conflits, de transitions, d’instabilités …

Nous touchons là un point fondamental : les activités humaines peuvent amplifier, aggrader,  la diversité écologique.

Ceci est aujourd'hui bien documenté, de la forêt amazonienne aux bocages européens.


Il est temps de redonner vie aux savoirs et savoir-faire pour (re-) tisser un paysage de relations !



«Restaurer la terre sans restaurer la relation n'a pas de sens. »

Robin Wall Kimmerer • ecologue


Événements passés

mise à jour prochainement lorsque notre site aura fait peau neuve

18.10.2025
« Illustrer les tourbières, session été »
Cours de dessin botanique et paysager avec Zoé Maeder et en collaboration avec la Maison de la Tourbière.
25.10.2025
Assemblée Générale 2025
Nous avons le plaisir de vous inviter à notre première Assemblée Générale au refuge d’Yvonand.
Date à venir
« Illustrer les tourbières, session hiver »
Cours de dessin botanique et paysager avec Zoé Maeder et en collaboration avec la Maison de la Tourbière.

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